Recours au Tribunal fédéral
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Grâce aux levées de fonds de 2022 et 2024 et la générosité d’un nombre croissant de sympathisant.e.s, nous pouvons décider, suite au rejet de notre recours par le Tribunal cantonal le 5 décembre 2025, de porter nos revendications auprès des instances du Tribunal fédéral.
Enjeux Pour rappel, le plan sectoriel SDA place les 24 hectares d’Epagnier dans la catégorie des terres agricoles les plus précieuses et les plus fertiles pour assurer notre approvisionnement alimentaire.
Notre combat juridique désire, entre autres points, mettre l’accent sur la nécessité de considérer le péril écologique auquel nous faisons face. Ainsi nous insistons sur le fait d’intégrer la notion des bouleversements climatiques qui ne cessent de s’amplifier et donc de ne pas utiliser, de façon irréversible, des terres de qualité pour développer une économie libérale qui détruit nos ressources plutôt qu’elle ne les régénère.
A cela se rajoute le surdimensionnement du projet de la part de nos autorités qui misaient sur une estimation haute de l’évolution de la démographie neuchâteloise qui ne se confirme pas. L’expertise indépendante du Pr. Wanner, professeur en démographie à l’Université de Genève, avertit qu’il serait nécessaire de faire appel à des pendulaires extra-cantonaux et internationaux pour venir combler les nouvelles places de travail créées par le PDE. Il conclut en disant : Les informations transmises, ainsi que les données récentes en lien avec la démographie neuchâteloise et l’emploi, ne permettent pas de défendre l’hypothèse d’un fort besoin d’emplois qui nécessiterait une consommation du sol agricole importante d’ici à 2040.
Perspectives Les conseillers d’État actuels héritent d’un projet, pensé dans les années 2010, qui imaginait encore que l’économie pouvait se faire au dépend du vivant, sur de bonnes et vastes terres agricoles. Cette pensée en silo et l’absence d’alternatives au modèle traditionnel dans le discours de nos autorités sont réellement inquiétantes. Nous dénonçons le fait de perpétuer cette manière de penser, seize ans plus tard, sans regards critiques dudit modèle face aux enjeux actuels.
Pour reprendre la pensée d’Olivier Hamant, le monde de demain sera robuste si les territoires sont robustes. Dans ce monde de la robustesse pour qu’un projet soit validé, il doit alimenter à la fois la santé humaine (mentale et physique), la santé sociale et la santé des milieux naturels, sans exception. Il doit aussi pouvoir supporter une fluctuation importante dans les années à venir. Si tel est le cas et que le projet alimente ces trois systèmes de santé, il produit ce qu’on peut appeler alors «un modèle économique».
Nous ne sommes pas contre la création d’emplois, bien au contraire. Mais il est temps de s’inspirer de modèles vertueux d’économie circulaire et de rechercher à développer des territoires véritablement robustes.
Si tout comme nous, vous souhaitez qu’un pas soit franchit pour stopper une économie qui n’est pas au service du Vivant (nous avec) pour déployer d’autres imaginaires responsables (qui existent !), rejoignez-nous et inscrivez-vous à notre newsletter pour manifester votre soutien ou votre intérêt à notre association en nous écrivant à cette adresse : lateneentransition@gmail.com
Des citoyen.ne.s non résigné.e.s, animés à préserver «ce qui compte».